{"id":577,"date":"2026-05-25T09:19:20","date_gmt":"2026-05-25T07:19:20","guid":{"rendered":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/critique-les-gouteuses-hitler-film-2026-avis\/"},"modified":"2026-05-25T09:20:24","modified_gmt":"2026-05-25T07:20:24","slug":"critique-les-gouteuses-hitler-film-2026-avis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/critique-les-gouteuses-hitler-film-2026-avis\/","title":{"rendered":"Critique Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler film 2026 avis sur un drame trop sage"},"content":{"rendered":"\n\n<div class=\"kk-star-ratings kksr-auto kksr-align-left kksr-valign-top\"\n    data-payload='{&quot;align&quot;:&quot;left&quot;,&quot;id&quot;:&quot;577&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;default&quot;,&quot;valign&quot;:&quot;top&quot;,&quot;ignore&quot;:&quot;&quot;,&quot;reference&quot;:&quot;auto&quot;,&quot;class&quot;:&quot;&quot;,&quot;count&quot;:&quot;0&quot;,&quot;legendonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;readonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;score&quot;:&quot;0&quot;,&quot;starsonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;best&quot;:&quot;5&quot;,&quot;gap&quot;:&quot;5&quot;,&quot;greet&quot;:&quot;Noter post&quot;,&quot;legend&quot;:&quot;0\\\/5 - (0 vote)&quot;,&quot;size&quot;:&quot;16&quot;,&quot;title&quot;:&quot;Critique Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler film 2026 avis sur un drame trop sage&quot;,&quot;width&quot;:&quot;0&quot;,&quot;_legend&quot;:&quot;{score}\\\/{best} - ({count} {votes})&quot;,&quot;font_factor&quot;:&quot;1.25&quot;}'>\n            \n<div class=\"kksr-stars\">\n    \n<div class=\"kksr-stars-inactive\">\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"1\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"2\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"3\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"4\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"5\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    \n<div class=\"kksr-stars-active\" style=\"width: 0px;\">\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n                \n\n<div class=\"kksr-legend\" style=\"font-size: 12.8px;\">\n            <span class=\"kksr-muted\">Noter post<\/span>\n    <\/div>\n    <\/div>\n<p><strong>Verdict 3 sur 5<\/strong>. <em>Critique Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler film 2026<\/em>, avis sur le drame historique de Silvio Soldini, sorti en France le 20 mai 2026, avec Elisa Schlott, Max Riemelt, Alma Hasun et Emma Falck. Rosa Sauer arrive en Prusse orientale, croit surtout devoir attendre un mari parti au front, puis se retrouve forc\u00e9e de go\u00fbter les repas destin\u00e9s \u00e0 Hitler. Une id\u00e9e de cin\u00e9ma tr\u00e8s forte, presque trop forte. Le film la traite avec s\u00e9rieux, parfois avec finesse, parfois avec une prudence qui donne envie de secouer la nappe.<\/p>\n<div class=\"film-fiche\">\n<ul>\n<li><strong>Titre<\/strong> Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/li>\n<li><strong>Titre original<\/strong> Le assaggiatrici<\/li>\n<li><strong>R\u00e9alisation<\/strong> Silvio Soldini<\/li>\n<li><strong>Sc\u00e9nario<\/strong> Doriana Leondeff, Silvio Soldini, Cristina Comencini, Giulia Calenda, Ilaria Macchia, Lucio Ricca<\/li>\n<li><strong>Distribution<\/strong> Elisa Schlott, Max Riemelt, Alma Hasun, Emma Falck, Olga von Luckwald<\/li>\n<li><strong>Genre<\/strong> drame historique<\/li>\n<li><strong>Sortie France<\/strong> 20 mai 2026<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e<\/strong> 2 h 03<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div class=\"youtube-thumbnail\" data-id=\"RNoFghHEVhg\">\n<img decoding=\"async\" src=\"\/\/img.youtube.com\/vi\/RNoFghHEVhg\/hqdefault.jpg\" alt=\"bande annonce Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler film Silvio Soldini\" \/><\/p>\n<div class=\"play-button\"><\/div>\n<\/div>\n<p>Le film adapte le roman de Rosella Postorino, lui-m\u00eame inspir\u00e9 par le t\u00e9moignage tardif de Margot W\u00f6lk. Cette origine p\u00e8se sur chaque sc\u00e8ne. Soldini ne filme pas seulement une anecdote historique macabre. Il filme un corps plac\u00e9 dans un syst\u00e8me o\u00f9 manger devient un travail, une punition, une humiliation et une loterie m\u00e9dicale. Tout est l\u00e0. La faim, la peur, la culpabilit\u00e9, la survie, le soup\u00e7on entre femmes, la violence d\u2019un r\u00e9gime qui transforme m\u00eame un repas en op\u00e9ration militaire.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me, c\u2019est que le film a parfois tellement peur d\u2019ab\u00eemer son sujet qu\u2019il l\u2019emballe dans un drame tr\u00e8s poli. Pas honteux. Pas rat\u00e9. Juste trop rang\u00e9 pour une histoire qui exige un peu de d\u00e9sordre, de sueur, de mauvais go\u00fbt au fond de la bouche.<\/p>\n<div class=\"astuce-box\" data-label=\"\u00c0 retenir\">Le film a raison de placer le danger dans la routine. Chaque repas ressemble \u00e0 une proc\u00e9dure froide, ce qui rend la peur plus s\u00e8che qu\u2019un grand num\u00e9ro de tension.<\/div>\n<h2>Un sujet qui serre vite le ventre<\/h2>\n<p>La meilleure id\u00e9e des <strong>Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/strong> tient \u00e0 sa m\u00e9canique. Ces femmes ne combattent pas. Elles ne d\u00e9cident pas. Elles mangent. Puis elles attendent. Le danger arrive apr\u00e8s la bouch\u00e9e, dans ce temps mort o\u00f9 le corps cherche le signe d\u2019un poison. Le cin\u00e9ma adore les comptes \u00e0 rebours visibles. Ici, le compte \u00e0 rebours se loge dans l\u2019estomac. Le film le comprend tr\u00e8s bien dans ses premi\u00e8res sc\u00e8nes.<\/p>\n<p>Rosa n\u2019a pas besoin de longs discours pour devenir int\u00e9ressante. Elle est d\u00e9plac\u00e9e, coup\u00e9e de son ancienne vie, coinc\u00e9e dans une maison qui ne lui appartient pas vraiment. Elisa Schlott joue d\u2019abord la fatigue plus que la panique. C\u2019est un bon choix. La peur frontale arrive vite au cin\u00e9ma. La peur administrative, celle qui oblige \u00e0 se pr\u00e9senter, s\u2019asseoir, avaler, sourire un minimum et recommencer demain, demande davantage de patience.<\/p>\n<p>Soldini filme les repas avec une attention s\u00e8che. Les couverts, les regards, les gestes automatiques, les corps qui se surveillent. La sc\u00e8ne n\u2019a pas besoin de violons ni de grandes grimaces. Quand une bouch\u00e9e devient un test de survie, la dramaturgie est d\u00e9j\u00e0 servie. Le film n\u2019a plus qu\u2019\u00e0 tenir la distance.<\/p>\n<h2>Silvio Soldini choisit la pr\u00e9cision plut\u00f4t que le choc<\/h2>\n<p>La mise en sc\u00e8ne ne cherche pas la sid\u00e9ration. Elle pr\u00e9f\u00e8re les cadres propres, les couleurs ternes, les visages saisis dans une lumi\u00e8re qui refuse le confort. Cette retenue a du bon. Elle \u00e9vite le mus\u00e9e traumatique, les violons plaintifs, les gros plans qui r\u00e9clament une larme au spectateur avec la discr\u00e9tion d\u2019un contr\u00f4leur dans un train vide.<\/p>\n<p>Le film travaille mieux quand il laisse les femmes occuper le cadre ensemble. La peur ne les rend pas automatiquement solidaires. Elle les durcit, les rapproche, les oppose, les rend parfois injustes. C\u2019est l\u00e0 que le r\u00e9cit trouve son nerf. Il montre un groupe oblig\u00e9 de partager le m\u00eame danger sans partager le m\u00eame rapport \u00e0 la faute, au d\u00e9sir de vivre, \u00e0 la honte. Le nazisme reste hors champ direct, mais son efficacit\u00e9 est partout dans l\u2019organisation des gestes.<\/p>\n<p>Cette retenue finit aussi par limiter le film. \u00c0 force de rester digne, il devient parfois sage. Le cadre est beau, le rythme est soign\u00e9, les sc\u00e8nes se r\u00e9pondent avec application. Tr\u00e8s bien. Mais une histoire pareille ne devrait pas toujours donner l\u2019impression d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 rang\u00e9e avant la projection presse.<\/p>\n<div class=\"astuce-box is-positive\" data-label=\"Point fort\">La force du film vient des sc\u00e8nes de repas. Soldini y trouve une tension simple, concr\u00e8te, presque physique, sans transformer chaque bouch\u00e9e en d\u00e9monstration appuy\u00e9e.<\/div>\n<h2>Elisa Schlott donne au film son meilleur regard<\/h2>\n<p>Elisa Schlott porte le film avec une tenue remarquable. Rosa observe avant de comprendre, encaisse avant de nommer, puis apprend \u00e0 calculer ce qu\u2019elle peut encore garder pour elle. Le r\u00f4le pourrait devenir une victime mod\u00e8le, tr\u00e8s noble, tr\u00e8s pr\u00e9sentable, tr\u00e8s pr\u00eate pour le dossier de presse. L\u2019actrice lui donne une part plus trouble. Rosa veut vivre. Ce d\u00e9sir n\u2019a rien de pur, et c\u2019est justement ce qui le rend cr\u00e9dible.<\/p>\n<p>Max Riemelt, en officier charg\u00e9 de surveiller ce petit th\u00e9\u00e2tre de la faim, apporte une ambigu\u00eft\u00e9 utile. Son personnage peut prot\u00e9ger, menacer, d\u00e9sirer, punir. Le film joue sur ce flou avec assez d\u2019intelligence pour \u00e9viter le simple uniforme s\u00e9duisant. Il reste un agent du syst\u00e8me, m\u00eame quand le r\u00e9cit cherche une faille intime. Cette ligne est tenue, mais pas toujours avec la m\u00eame duret\u00e9.<\/p>\n<p>Les autres femmes donnent au film son relief humain. Alma Hasun, Emma Falck et Olga von Luckwald composent un groupe o\u00f9 chaque r\u00e9action para\u00eet possible. La col\u00e8re, la peur, l\u2019adaptation, la jalousie, la fatigue. Le r\u00e9cit aurait gagn\u00e9 \u00e0 leur laisser encore plus de place. \u00c0 chaque fois que le film revient vers elles, il retrouve une v\u00e9rit\u00e9 plus int\u00e9ressante que son intrigue sentimentale.<\/p>\n<h2>Le probl\u00e8me vient du romanesque<\/h2>\n<p>Le c\u0153ur fragile du film, c\u2019est la relation entre Rosa et l\u2019officier. Sur le papier, l\u2019axe a du sens. Dans une machine de domination, le moindre geste moins brutal peut devenir une promesse. Le film peut alors observer une confusion morale, pas une romance confortable. \u00c0 ses meilleurs moments, il y arrive. Rosa ne choisit pas dans un monde libre. Elle n\u00e9gocie avec ce qui reste.<\/p>\n<p>Mais le r\u00e9cit insiste trop. Il donne au lien une place qui affaiblit parfois la force collective du film. L\u2019histoire des go\u00fbteuses a d\u00e9j\u00e0 une puissance folle. Le danger quotidien, la communaut\u00e9 contrainte, la nourriture devenue menace, tout cela suffit largement. Quand le film pousse la tension vers un axe plus intime, il gagne en romanesque et perd en brutalit\u00e9. C\u2019est le march\u00e9, et le prix para\u00eet un peu cher.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9faut rappelle un pi\u00e8ge fr\u00e9quent du drame historique. Le film veut parler d\u2019un syst\u00e8me, puis se rassure avec une relation centrale plus facile \u00e0 vendre. Dommage. Les sc\u00e8nes entre femmes sont plus dures, plus neuves, plus d\u00e9rangeantes. Le reste fonctionne, mais avec une \u00e9l\u00e9gance parfois trop commode.<\/p>\n<div class=\"astuce-box is-negative\" data-label=\"Ce qui p\u00eache\">La relation entre Rosa et l\u2019officier prend trop d\u2019espace. Le film devient moins tranchant d\u00e8s qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 intime au groupe de femmes sous contrainte.<\/div>\n<h2>Un film historique moins fort que son sujet<\/h2>\n<p>Il faut le dire franchement. <strong>Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/strong> vaut mieux que beaucoup de drames historiques compass\u00e9s. Il a un vrai point de vue sensoriel, une actrice principale solide, quelques sc\u00e8nes de groupe tr\u00e8s tendues. Il comprend que la terreur ne passe pas seulement par les cris. Elle passe aussi par l\u2019horaire, la table, le contr\u00f4le m\u00e9dical, la peur de mourir apr\u00e8s avoir aval\u00e9 quelque chose de banal.<\/p>\n<p>Il manque pourtant une pointe de salet\u00e9. Le film parle de faim, de poison, de corps r\u00e9quisitionn\u00e9s, mais reste souvent tr\u00e8s propre dans sa mani\u00e8re de montrer la d\u00e9gradation. On sent la main appliqu\u00e9e du cin\u00e9aste. On aimerait parfois une sc\u00e8ne moins tenue, un silence plus dangereux, une coupe plus s\u00e8che. Le film sait ce qu\u2019il raconte. Il ne sait pas toujours jusqu\u2019o\u00f9 il peut aller.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas un petit reproche de spectateur en manque de sensation. C\u2019est une question de coh\u00e9rence. Si le sujet dit que le corps est confisqu\u00e9, l\u2019image doit faire sentir cette confiscation. Soldini y parvient par \u00e9clairs. Le reste du temps, il reste dans un cin\u00e9ma honorable, s\u00e9rieux, propre sur lui. L\u2019horreur historique m\u00e9rite parfois moins de tenue et plus de nerfs.<\/p>\n<h2>Le tableau de l\u2019avis<\/h2>\n<table class=\"colorful-table\">\n<thead>\n<tr>\n<th>Rubrique<\/th>\n<th>Note<\/th>\n<th>Ce qui marche<\/th>\n<th>Ce qui coince<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Interpr\u00e9tation<\/td>\n<td>4 sur 5<\/td>\n<td>Elisa Schlott tient Rosa entre fatigue, peur et calcul<\/td>\n<td>Certains seconds r\u00f4les restent trop vite esquiss\u00e9s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mise en sc\u00e8ne<\/td>\n<td>3,5 sur 5<\/td>\n<td>Repas tendus, cadres pr\u00e9cis, belle gestion du groupe<\/td>\n<td>Une retenue parfois trop confortable<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sc\u00e9nario<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>Point de d\u00e9part puissant, enjeu corporel tr\u00e8s lisible<\/td>\n<td>Le romanesque prend trop de place<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Impact historique<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>La routine de la terreur est bien rendue<\/td>\n<td>Le film reste moins violent que ce qu\u2019il raconte<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Impact final<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>Un drame s\u00e9rieux, solide, port\u00e9 par une vraie actrice<\/td>\n<td>Un sujet immense trait\u00e9 avec trop de prudence<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>\u00c0 qui conseiller Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/h2>\n<p>Le film parlera aux spectateurs qui aiment les drames historiques centr\u00e9s sur un angle pr\u00e9cis, avec une tension morale plus qu\u2019un grand spectacle. Il peut aussi int\u00e9resser celles et ceux qui cherchent un r\u00e9cit sur la survie ordinaire, sur la faim et sur la peur utilis\u00e9e comme m\u00e9thode de contr\u00f4le. Si tu attends une \u0153uvre tr\u00e8s rugueuse, tu risques de trouver l\u2019ensemble un peu trop bien coiff\u00e9.<\/p>\n<p>Dans les critiques r\u00e9centes du site, le film dialogue avec <a href=\"\/actualite\/critique-michael-film-2026-avis-biopic\/\">critique Michael<\/a>, autre r\u00e9cit o\u00f9 le contr\u00f4le de l\u2019image finit par \u00e9touffer une part de v\u00e9rit\u00e9. Pour un rapport plus frontal au corps attaqu\u00e9 et au malaise, <a href=\"\/actualite\/critique-obsession-film-2026-avis-curry-barker\/\">critique Obsession<\/a> pousse plus loin le refus du confort.<\/p>\n<div class=\"astuce-box\" data-label=\"\u00c0 noter\">Le film risque de diviser parce qu\u2019il refuse le choc frontal tout en restant trop sage pour laisser son sujet vraiment griffer.<\/div>\n<h2>Mon avis final sur Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/h2>\n<p><strong>Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler<\/strong> est un film estimable, parfois tr\u00e8s juste, jamais idiot. Il a pour lui un sujet rare, une actrice principale pr\u00e9cise et des sc\u00e8nes de repas qui installent une vraie tension physique. Il a contre lui une prudence persistante, comme si la mise en sc\u00e8ne n\u2019osait pas salir assez son beau dispositif.<\/p>\n<p>J\u2019en sors partag\u00e9. Le film m\u00e9rite l\u2019attention, surtout pour ce qu\u2019il raconte de la peur transform\u00e9e en routine. Il frustre aussi, parce qu\u2019un tel sujet pouvait mordre davantage. Soldini signe un drame historique solide, digne, bien interpr\u00e9t\u00e9. Tr\u00e8s bien. Reste que cette histoire ne demandait pas seulement de la dignit\u00e9. Elle demandait une mise en sc\u00e8ne pr\u00eate \u00e0 laisser un vrai mauvais go\u00fbt. L\u00e0, le plat est servi chaud, mais l\u2019assiette revient presque trop propre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre avis sur Les Go\u00fbteuses d\u2019Hitler de Silvio Soldini, drame historique efficace mais trop sage, port\u00e9 par Elisa Schlott et Max Riemelt.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":576,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-577","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-critique-films-avis"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=577"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":579,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/577\/revisions\/579"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/media\/576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=577"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=577"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=577"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}