{"id":587,"date":"2026-06-01T09:17:50","date_gmt":"2026-06-01T07:17:50","guid":{"rendered":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/critique-l-objet-du-delit-film-2026-avis\/"},"modified":"2026-06-10T15:23:28","modified_gmt":"2026-06-10T13:23:28","slug":"critique-l-objet-du-delit-film-2026-avis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/critique-l-objet-du-delit-film-2026-avis\/","title":{"rendered":"Critique L\u2019Objet du d\u00e9lit film 2026 avis sur Agn\u00e8s Jaoui"},"content":{"rendered":"\n\n<div class=\"kk-star-ratings kksr-auto kksr-align-left kksr-valign-top\"\n    data-payload='{&quot;align&quot;:&quot;left&quot;,&quot;id&quot;:&quot;587&quot;,&quot;slug&quot;:&quot;default&quot;,&quot;valign&quot;:&quot;top&quot;,&quot;ignore&quot;:&quot;&quot;,&quot;reference&quot;:&quot;auto&quot;,&quot;class&quot;:&quot;&quot;,&quot;count&quot;:&quot;1&quot;,&quot;legendonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;readonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;score&quot;:&quot;5&quot;,&quot;starsonly&quot;:&quot;&quot;,&quot;best&quot;:&quot;5&quot;,&quot;gap&quot;:&quot;5&quot;,&quot;greet&quot;:&quot;Noter post&quot;,&quot;legend&quot;:&quot;5\\\/5 - (1 vote)&quot;,&quot;size&quot;:&quot;16&quot;,&quot;title&quot;:&quot;Critique L\u2019Objet du d\u00e9lit film 2026 avis sur Agn\u00e8s Jaoui&quot;,&quot;width&quot;:&quot;102.5&quot;,&quot;_legend&quot;:&quot;{score}\\\/{best} - ({count} {votes})&quot;,&quot;font_factor&quot;:&quot;1.25&quot;}'>\n            \n<div class=\"kksr-stars\">\n    \n<div class=\"kksr-stars-inactive\">\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"1\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"2\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"3\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"4\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" data-star=\"5\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    \n<div class=\"kksr-stars-active\" style=\"width: 102.5px;\">\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n            <div class=\"kksr-star\" style=\"padding-right: 5px\">\n            \n\n<div class=\"kksr-icon\" style=\"width: 16px; height: 16px;\"><\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n                \n\n<div class=\"kksr-legend\" style=\"font-size: 12.8px;\">\n            5\/5 - (1 vote)    <\/div>\n    <\/div>\n<p><strong>Verdict 3 sur 5<\/strong>. <em>Critique L\u2019Objet du d\u00e9lit film 2026<\/em>, avis sur la com\u00e9die dramatique d\u2019Agn\u00e8s Jaoui, sortie en France le 27 mai 2026, avec Agn\u00e8s Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Ha\u00efdara, Claire Chust, Patrick Mille et Jacques Weber. Le film installe une accusation d\u2019agression sexuelle dans les coulisses d\u2019une production des <em>Noces de Figaro<\/em>. Sujet risqu\u00e9, lieu parfait, casting solide. R\u00e9sultat s\u00e9rieux, souvent malin, parfois embarrass\u00e9 par son propre courage.<\/p>\n<div class=\"film-fiche\">\n<ul>\n<li><strong>Titre<\/strong> L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/li>\n<li><strong>Titre international<\/strong> Crescendo<\/li>\n<li><strong>R\u00e9alisation<\/strong> Agn\u00e8s Jaoui<\/li>\n<li><strong>Sc\u00e9nario<\/strong> Agn\u00e8s Jaoui<\/li>\n<li><strong>Distribution<\/strong> Agn\u00e8s Jaoui, Daniel Auteuil, Eye Ha\u00efdara, Claire Chust, Patrick Mille, Jacques Weber<\/li>\n<li><strong>Genre<\/strong> com\u00e9die dramatique<\/li>\n<li><strong>Sortie France<\/strong> 27 mai 2026<\/li>\n<li><strong>Dur\u00e9e<\/strong> 2 h 13<\/li>\n<li><strong>S\u00e9lection<\/strong> hors comp\u00e9tition au Festival de Cannes 2026<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div class=\"youtube-thumbnail\" data-id=\"m_Cfq-GUh0k\"><img decoding=\"async\" src=\"\/\/img.youtube.com\/vi\/m_Cfq-GUh0k\/hqdefault.jpg\" alt=\"bande annonce L\u2019Objet du d\u00e9lit film Agn\u00e8s Jaoui\" \/><\/p>\n<div class=\"play-button\"><\/div>\n<\/div>\n<p>Agn\u00e8s Jaoui revient \u00e0 la mise en sc\u00e8ne apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es de silence, et elle ne choisit pas un sujet de repos. <strong>L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/strong> parle de pouvoir, d\u2019\u00e2ge, de d\u00e9sir de rester fr\u00e9quentable, de parole f\u00e9minine et de r\u00e9flexes de clan. Tout cela dans un op\u00e9ra, soit un endroit o\u00f9 chacun pr\u00e9tend \u00e9couter tout le monde pendant que les places sont d\u00e9j\u00e0 distribu\u00e9es. Pratique.<\/p>\n<p>Le film fonctionne quand il observe les r\u00e9actions plus que les slogans. Une accusation tombe. La troupe ne devient pas soudain lucide. Elle calcule, se prot\u00e8ge, moralise, se tait, parle trop, choisit un camp par confort ou par panique. Jaoui conna\u00eet ce terrain. Son cin\u00e9ma adore les groupes qui se pensent raffin\u00e9s et finissent par \u00e9taler leurs limites au milieu du salon.<\/p>\n<div class=\"astuce-box\" data-label=\"\u00c0 retenir\">Le film est meilleur quand il \u00e9coute les silences apr\u00e8s l\u2019accusation. D\u00e8s qu\u2019il transforme le d\u00e9bat en d\u00e9monstration, il perd une partie de sa pr\u00e9cision.<\/div>\n<h2>Un retour de Jaoui sur un sujet sensible<\/h2>\n<p>Le choix du milieu lyrique n\u2019a rien de d\u00e9coratif. Les r\u00e9p\u00e9titions imposent une discipline, une hi\u00e9rarchie, une obsession de la justesse. Dans ce cadre, l\u2019accusation ne d\u00e9range pas seulement une \u00e9quipe. Elle ab\u00eeme l\u2019id\u00e9e que cette \u00e9quipe se fait de sa propre \u00e9l\u00e9gance. Et chez Jaoui, c\u2019est souvent l\u00e0 que le cin\u00e9ma commence. Pas quand les personnages souffrent proprement, mais quand ils d\u00e9couvrent qu\u2019ils sont moins courageux que pr\u00e9vu.<\/p>\n<p>Le film n\u2019a pas besoin d\u2019en faire trop pour que le malaise s\u2019installe. La production doit continuer, les regards se d\u00e9placent, les alli\u00e9s changent de ton, les conversations deviennent des auditions de vertu. Chacun veut \u00eatre du bon c\u00f4t\u00e9, avec la prudence tr\u00e8s noble de celui qui attend de voir o\u00f9 la salle applaudit. C\u2019est acide, et parfois tr\u00e8s juste.<\/p>\n<p>La limite arrive quand le sc\u00e9nario veut garder tout le monde dans un flou tr\u00e8s confortable. Le refus du tribunal instantan\u00e9 a du sens. Le refus de regarder certains rapports de force avec une vraie duret\u00e9 en a moins. Le film veut \u00eatre nuanc\u00e9. Bien. Mais la nuance n\u2019excuse pas toujours la mollesse, m\u00eame avec Mozart en fond sonore.<\/p>\n<div class=\"astuce-box is-positive\" data-label=\"Point fort\">Jaoui sait filmer un groupe qui se surveille. Les regards, les demi-phrases et les petits reculs donnent au film sa meilleure mati\u00e8re.<\/div>\n<h2>Daniel Auteuil et Agn\u00e8s Jaoui jouent la g\u00eane sociale<\/h2>\n<p>Daniel Auteuil apporte au film une pr\u00e9sence pr\u00e9cieuse. Son personnage concentre un vieux pouvoir culturel, une autorit\u00e9 install\u00e9e, une fa\u00e7on de ne pas comprendre ce qui lui arrive avec une sinc\u00e9rit\u00e9 presque vexante. Auteuil peut jouer l\u2019assurance, la fatigue, le charme et le d\u00e9ni dans le m\u00eame plan. Le film tient beaucoup sur cette capacit\u00e9 \u00e0 rendre un homme lisible sans le r\u00e9duire \u00e0 une pancarte.<\/p>\n<p>Agn\u00e8s Jaoui, devant la cam\u00e9ra, garde cette mani\u00e8re de jouer la lucidit\u00e9 contrari\u00e9e. Elle observe, encaisse, intervient, puis se retrouve elle aussi coinc\u00e9e entre ce qu\u2019elle pense et ce qu\u2019elle accepte. C\u2019est l\u00e0 que le film devient int\u00e9ressant. Pas dans le d\u00e9bat public pur, mais dans la petite m\u00e9canique intime qui pousse un personnage cultiv\u00e9 \u00e0 chercher une posture tenable avant de chercher une v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Eye Ha\u00efdara donne une tension plus directe au r\u00e9cit. Sa pr\u00e9sence coupe court aux politesses. Quand elle entre dans le champ, le film para\u00eet moins satisfait de son intelligence et plus attentif \u00e0 ce que les corps supportent. Il aurait gagn\u00e9 \u00e0 lui laisser encore plus d\u2019espace. Ce n\u2019est pas un d\u00e9tail. Le film parle d\u2019une parole qui peine \u00e0 \u00eatre entendue, puis il revient souvent vers ceux qui savent d\u00e9j\u00e0 occuper la pi\u00e8ce. Le paradoxe est visible.<\/p>\n<h2>Le film r\u00e9ussit mieux la g\u00eane que le conflit<\/h2>\n<p><strong>L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/strong> a un vrai sens du malaise poli. Les dialogues tournent autour des mots qu\u2019on \u00e9vite, des alliances qu\u2019on maquille, des certitudes qu\u2019on affiche pour ne pas avoir \u00e0 regarder sa propre l\u00e2chet\u00e9. C\u2019est du Jaoui reconnaissable, pr\u00e9cis dans l\u2019embarras social, cruel sans hausser le ton. Pas besoin de hurler. Un sourire trop long suffit parfois.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me vient du conflit central. Le film veut parler d\u2019une accusation sexuelle sans r\u00e9duire le sujet \u00e0 une m\u00e9canique de preuves. L\u2019intention est d\u00e9fendable. Le cin\u00e9ma n\u2019est pas oblig\u00e9 de jouer au greffe. Mais \u00e0 force de d\u00e9placer la question vers les r\u00e9actions du groupe, il finit parfois par prot\u00e9ger ce qu\u2019il pr\u00e9tend examiner. On regarde beaucoup la g\u00eane des t\u00e9moins, moins la violence de la situation.<\/p>\n<p>Cette prudence cr\u00e9e une frustration tenace. Le film pointe les r\u00e9flexes bourgeois, les vieux r\u00e9seaux, les carri\u00e8res \u00e0 pr\u00e9server, les phrases progressistes prononc\u00e9es avec une prudence strat\u00e9gique. Puis il se retire juste avant que tout cela devienne vraiment inconfortable. Dommage, parce que le sujet autorisait une position plus ferme.<\/p>\n<div class=\"astuce-box is-negative\" data-label=\"Ce qui p\u00eache\">Le film veut tellement \u00e9viter le verdict facile qu\u2019il finit parfois par neutraliser son propre sujet. La prudence devient une esth\u00e9tique, puis une limite.<\/div>\n<h2>Une mise en sc\u00e8ne propre, parfois trop sage<\/h2>\n<p>La mise en sc\u00e8ne travaille sur les espaces ferm\u00e9s, les couloirs, les r\u00e9p\u00e9titions, les positions dans le groupe. Les personnages ne font pas seulement avancer une intrigue. Ils occupent des places. La cam\u00e9ra le comprend assez bien. Elle montre qui parle au centre, qui reste au bord, qui regarde avant de choisir son camp. Ce travail spatial donne au film sa tenue la plus technique.<\/p>\n<p>La musique apporte aussi une ironie utile. Les <em>Noces de Figaro<\/em> parlent d\u00e9j\u00e0 de classe, de d\u00e9sir, de ruse et de domination. Jaoui n\u2019a pas choisi cet op\u00e9ra par coquetterie culturelle. Elle s\u2019en sert pour faire r\u00e9sonner le pr\u00e9sent avec un mat\u00e9riau ancien, sans transformer chaque sc\u00e8ne en cours du soir. C\u2019est l\u2019une des bonnes id\u00e9es du film.<\/p>\n<p>Reste un rythme \u00e9tir\u00e9. Deux heures treize pour un film de conversations, ce n\u2019est pas un crime. Encore faut-il que chaque d\u00e9tour rende le malaise plus dense. Ici, certaines sc\u00e8nes r\u00e9p\u00e8tent une position d\u00e9j\u00e0 claire. Le montage laisse respirer, parfois il laisse surtout patienter. Le film a du style, de l\u2019esprit, des acteurs. Il manque par endroits cette \u00e9nergie de coupe qui fait passer une dispute de salon au rang de vraie sc\u00e8ne de cin\u00e9ma.<\/p>\n<h2>Un film sur MeToo qui pr\u00e9f\u00e8re les zones grises<\/h2>\n<p>La partie la plus discutable du film tient \u00e0 ce choix de mise \u00e0 distance. Jaoui refuse le pamphlet, le confort militant, le proc\u00e8s narratif pr\u00eat \u00e0 consommer. Elle pr\u00e9f\u00e8re filmer des \u00eatres contradictoires, embarrass\u00e9s, parfois l\u00e2ches, parfois sinc\u00e8res. Cette approche donne au film son int\u00e9r\u00eat. Elle lui sert aussi de protection.<\/p>\n<p>Le film avance sur cette fronti\u00e8re. Quand il montre comment un milieu prot\u00e8ge sa r\u00e9putation, il trouve une vraie justesse. Quand il donne trop de place aux \u00e9tats d\u2019\u00e2me des puissants, il devient moins tranchant. Le spectateur comprend l\u2019intention. Il peut aussi se demander si l\u2019\u00e9quilibre recherch\u00e9 ne favorise pas encore ceux qui parlaient d\u00e9j\u00e0 le plus fort.<\/p>\n<p>Le sarcasme du film reste donc in\u00e9gal. Il attaque les postures, les faux courageux, les vieux r\u00e9flexes de caste. Puis il se montre plus doux avec ses propres personnages qu\u2019avec leurs discours. Cette douceur n\u2019est pas honteuse. Elle est m\u00eame souvent humaine. Elle devient g\u00eanante quand le film demande au spectateur d\u2019admirer sa nuance sans toujours payer le prix de cette nuance.<\/p>\n<div class=\"astuce-box\" data-label=\"\u00c0 noter\">Le film divise parce qu\u2019il touche un sujet actuel sans vouloir trancher brutalement. Cette retenue produit des sc\u00e8nes fines et quelques \u00e9chappatoires tr\u00e8s commodes.<\/div>\n<h2>Le tableau de l\u2019avis<\/h2>\n<table class=\"colorful-table\">\n<thead>\n<tr>\n<th>Rubrique<\/th>\n<th>Note<\/th>\n<th>Ce qui marche<\/th>\n<th>Ce qui coince<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Interpr\u00e9tation<\/td>\n<td>4 sur 5<\/td>\n<td>Auteuil, Jaoui et Ha\u00efdara donnent du relief aux contradictions<\/td>\n<td>Certains seconds r\u00f4les servent surtout le d\u00e9bat<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mise en sc\u00e8ne<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>Bon usage des espaces de r\u00e9p\u00e9tition et des positions de groupe<\/td>\n<td>Rythme parfois \u00e9tir\u00e9, d\u00e9coupage trop poli<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sc\u00e9nario<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>Sujet fort, dialogues pr\u00e9cis, vraie attention aux r\u00e9flexes sociaux<\/td>\n<td>Prudence excessive d\u00e8s que le conflit devrait durcir<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Sarcasme<\/td>\n<td>3,5 sur 5<\/td>\n<td>Les milieux cultiv\u00e9s prennent quelques coups bien plac\u00e9s<\/td>\n<td>Le film reste parfois trop tendre avec eux<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Impact final<\/td>\n<td>3 sur 5<\/td>\n<td>Une com\u00e9die dramatique intelligente et bien jou\u00e9e<\/td>\n<td>Un sujet plus fort que le geste de cin\u00e9ma<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>\u00c0 qui conseiller L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/h2>\n<p>Le film parlera aux spectateurs qui aiment le cin\u00e9ma de groupe, les conversations qui d\u00e9rapent lentement, les personnages cultiv\u00e9s qui se d\u00e9couvrent nettement moins nobles qu\u2019ils le pensaient. Si tu cherches un film frontal sur MeToo, tu risques de trouver l\u2019ensemble trop prudent. Si tu aimes voir une pi\u00e8ce se fissurer par les regards, il y a de quoi rester accroch\u00e9.<\/p>\n<p>Dans les critiques r\u00e9centes du site, <a href=\"\/actualite\/critique-du-film-gourou-2026\/\">Gourou<\/a> prolonge bien cette r\u00e9flexion sur l\u2019autorit\u00e9, la sc\u00e8ne et la fabrication du consentement. <a href=\"\/actualite\/critique-pour-le-plaisir-film-2026-avis\/\">Pour le plaisir<\/a> permet aussi de comparer deux com\u00e9dies adultes qui promettent plus de g\u00eane qu\u2019elles n\u2019en assument toujours. Pour un rapport plus direct \u00e0 la r\u00e9putation et au contr\u00f4le du r\u00e9cit public, <a href=\"\/actualite\/critique-michael-film-2026-avis-biopic\/\">Michael<\/a> reste un bon prolongement.<\/p>\n<h2>Mon avis final sur L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/h2>\n<p><strong>L\u2019Objet du d\u00e9lit<\/strong> est un film intelligent, bien interpr\u00e9t\u00e9, construit avec une vraie conscience du malaise contemporain. Il sait que le scandale ne se joue pas seulement dans l\u2019accusation, mais dans tout ce qui se r\u00e9organise autour. Les amiti\u00e9s, les carri\u00e8res, les phrases prudentes, les regards qui cherchent une sortie propre.<\/p>\n<p>Je lui reproche surtout de trop aimer sa propre prudence. Jaoui vise les contradictions, pas les slogans, et c\u2019est respectable. Mais un film peut refuser le simplisme sans ralentir au moment o\u00f9 le conflit devrait se durcir. Ici, le dispositif est solide, les acteurs font le travail, le sujet garde sa force. Il manque un peu de col\u00e8re, un peu de vitesse, un peu de risque. L\u2019Objet du d\u00e9lit n\u2019est pas rat\u00e9. Il est presque trop correct pour son propre dossier.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique de L\u2019Objet du d\u00e9lit, film 2026 d\u2019Agn\u00e8s Jaoui avec Daniel Auteuil et Eye Ha\u00efdara, une com\u00e9die dramatique pr\u00e9cise mais trop prudente.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":586,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-587","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-critique-films-avis"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=587"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":599,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions\/599"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/media\/586"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cestquelfilm.fr\/actualite\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}