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  • Titre original : The Running Man
  • Réalisation : Edgar Wright
  • Scénario : Edgar Wright, Michael Bacall (d’après Stephen King)
  • Acteurs : Glen Powell, Josh Brolin, Lee Pace, Colman Domingo, Michael Cera, Emilia Jones, William H. Macy
  • Genre : Thriller, action, dystopie
  • Durée : 133 minutes
  • Pays : Royaume-Uni, États-Unis
  • Sortie : 14 novembre 2025

 

Running Man se présente comme le blockbuster d’automne griffé Edgar Wright, un thriller dystopique où le peuple affamé est distrait par une télé-dernière frivole : une épreuve mortelle de télé-réalité.

Le résultat ? Un film nerveux, bavard et souvent maladroit, qui s’appuie sur une intrigue prétendument sociale pour oublier qu’il ne suffit pas de fusillades et d’explosions pour sauver l’humanité du grotesque 😏. Heureusement, on n’a pas payé pour une course effrénée sans âme 😬.

 

  • Montage vif et ambiance visuelle soignée, marque de fabrique d’Edgar Wright.
  • Satire du spectacle télévisuel violent, mais le propos reste superficiel.
  • Les seconds rôles (Macy, Cera, Domingo) apportent souvent plus de saveur.

 

 

Scénario running man et impression de déjà vu

L’histoire de Running Man recycle des ressorts vus mille fois : un père courageux affronte un jeu télévisé meurtrier pour sauver sa fille malade. L’idée est louable (une critique de la société qui s’évade dans le trash), mais le traitement sonne creux.

Le film « sprint joyeusement à travers un matériau sombre », comme le note la critique Rotten Tomatoes, sans atteindre « le niveau inventif habituel » d’Edgar Wright. En clair, Wright mêle satire télévisuelle et action bourrine sans vraiment surprendre le spectateur.

 

Adaptation moderne et incohérences du remake

Comparé au premier film (1987) et au roman de King, ce remake 2025 mise sur la technologie (drones, deepfakes, applis smartphone) pour paraître contemporain. Le script enchaîne les clichés, le héros vertueux banni du système, la femme obligée de ruser, l’enfant souffrant.

Cette modernisation s’arrête aux apparences : la critique constate que le film reste trop « copié-collé » pour être incisif. Au bout du compte, le spectateur se retrouve à regarder deux métrages simultanément, l’action brute et la satire sociale, le tout un peu fouillis.

Critère Note Critère Note
Scénario 6/10 Réalisation 7/10
Acteurs 6/10 Musique 5/10
Ambiance 7/10 Divertissement 6/10
Originalité 4/10 Moyenne 6/10

 

Mise en scène Wright et énergie sous tension

Wright reste Wright : ce Running Man claque visuellement. La photographie clinquante de Chung-hoon Chung et le montage haletant de Paul Machliss donnent au métrage un rythme frénétique.

Matt Zoller Seitz souligne que Wright « met un soin maniaque à chaque plan » : montages dynamiques à la Hot Fuzz, bande-son punchy supervisée par Kirsten Lane, et scènes d’action montées « pour la vitesse ». C’est du super-héros sous stéroïdes, la musique ravageant tout sur son passage.

 

Action nerveuse et décors contradictoires

Les scènes d’action ne laissent pas de répit, courses en buggy piégé, évasion en montgolfière, fusillades urbaines. C’est tour à tour spectaculaire et décousu : le fond visuel passe du bidonville glauque aux gadgets futuristes sans transition.

On se croirait devant deux films mélangés : la misère sociale et l’explosion pyrotechnique. Résultat : c’est brillant en éclairs et couleurs, mais on ne sait pas toujours où poser les yeux.

 

👍 Points forts

  • Découpage énergique et visuels punchy : Wright en mode turbo. 🎬
  • Ambiance musclée : on en prend plein la vue (et les oreilles) sans répit.
  • Rôles brillants des seconds couteaux (Macy, Cera, Domingo apportent du sel).

👎 Points faibles

  • Scénario plat et creux (un héros qui gueule beaucoup et réfléchit peu).
  • Sous-utilisation des thèmes sociaux (tout reste en surface). 💥
  • Suspense factice : on devine trop vite la fin.

 

Jeu d’acteurs et course au meilleur sprint

Face aux scènes d’action, les acteurs tâchent de survivre 🤷‍♂️. Glen Powell (Ben Richards) campe un bon gars blasé au sarcasme facile, mais son personnage manque de nuances. Seitz note que Powell est « bon, mais il lui reste du chemin avant de porter sur ses épaules un film imparfait ».

En gros, il assure le spectacle, mais le héros reste un peu creux. Josh Brolin, en producteur télétueur, apporte de la gouaille, mais le rôle est sous-exploité. L’ensemble se voit comme une longue succession de face-à-face sans jamais vraiment nous faire croire au péril.

 

Second rôles plus mordants que le héros

Les seconds rôles sauvent l’affaire. William H. Macy, en étrange bric-à-brac techno, et Colman Domingo, en animateur télé hystérique, offrent des moments savoureux. Michael Cera, en geek vengeur (drôle avec sa coupe emo), donne du mordant.

Emilia Jones, en otage malgré elle, a moins de temps d’antenne, mais tient la route. Cerise sur le gâteau : Arnold Schwarzenegger apparaît en clin d’œil sur un billet de 100 $, rappelant le passé du film. Un petit bonus fan-service qui fait sourire, sans rien changer à la course.

 

🗣️ Filmspotting : « Wright jongle avec l’action dystopique, la satire et le slapstick sans réussir à en faire un tout cohérent » ⭐⭐⭐⭐⭐

🗣️ FilmWeek : « Un fiasco à 110 millions de dollars… Il suffisait de faire un bon film, mais ils l’ont raté » ⭐⭐⭐

 

Thématiques running man entre satire et grand spectacle

Le film promet une critique de la « télé-dictature » et des inégalités sociales. Il évoque même la lutte pour un salaire décent ou l’accès aux soins. Mais ces sujets sont traités à la truelle : on aligne les slogans comme dans un discours officiel, sans réelle profondeur. Seitz conclut que « Running Man » finit moins par parodier la société que par en faire partie. L’effet escompté ? Mitigé. On retient surtout le gros spectacle, mais la satire mordante promise reste en surface.

 

  • Rythme frénétique au détriment de la profondeur des personnages.
  • Satire sociale survolée, on ne creuse pas vraiment le sujet.
  • Émotion inexistante : on crie beaucoup, mais on ne sent pas le drame.

 

Réception running man critique et box office

Aux États-Unis, le public est mitigé : le film engrange seulement 48 M$ pour un budget de 110 M$. Autant dire un four financier. Chez les critiques, l’accueil est tout aussi tiède, le Tomatometer tourne autour de 65 % (pour 260 avis) tandis que le public affiche environ 79 % de satisfaction.

Le consensus est clair, le film court vite, mais n’atteint pas sa ligne d’arrivée avec panache. Pour Rotten Tomatoes, Running Man « sprint[ait] à travers le matériau » sans vraiment se distinguer, ne conservant qu’un « allure soutenue ».

Running Man est donc une expérience paradoxale : bluffant dans sa forme, creux sur le fond. Le film compile les codes du genre (jeux télévisés, anti-héros, révolte populaire) sans jamais parvenir à tous les dominer.

Sa mécanique bien huilée finit par nous laisser sur notre faim : Running Man, malgré ses qualités de montage et d’interprétation, oublie l’âme au profit du clinquant. 😅

CestQuelFilm https://cestquelfilm.fr/actualite

🎥 Cinévore obsessionnel | 🖊️ Critiqueur en chef de l’ennui | 🎭 Sarcasme en Dolby Atmos

« Si un film me plaît, c’est un chef-d'œuvre. Si je le déteste, c’est une purge cosmique. Y a pas d’entre-deux. »

📌 Objectif : Dézinguer les clichés, sacrer les pépites et survivre aux navets.

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